Quand la maladie arrive ...

Publié le par MDV

Je parle ici d'une affection aussi bénigne qu'une bronchite. Le problème est qu'elle entraîne aussi de l'asthme et, à partir de cet après-midi, un début de conjonctivite.

Avec un enfant classique, sauf s'il s'agit d'un jeune bébé, tout est simple : le médecin prescrit ses médicaments, les parents les administrent, le virus fait ses adieux.

Avec un enfant comme mon fils, c'est beaucoup plus compliqué. Grâce au ciel, depuis 1 an et demie à peu près, il a compris le bénéfice des suppositoires contre la fièvre et la douleur. Mais il se refuse à troquer cette forme de traitement assez inconfortable contre celle, plus aisée, d'un cachet absorbé dans de l'eau.

Idem avec les cuillerées de sirop pour ne rien dire des anti-biotiques : il faut se mettre à trois pour les lui faire prendre - et encore, la moitié se retrouve sur le sol. Flavien est rebelle à tout ce qui doit se prendre par voie orale.

Ventoline et Sérétide sont par contre bien tolérés par l'entremise de l'inhalateur.

Donc, en ce dimanche après-midi, je me retrouve seule avec un petit garçon de huit ans qui ne comprend pas qu'il doit faire effort pour ne pas se gratter la paupière. Si je commence à élever la voix, il s'énerve encore plus et son asthme s'accroît. Comme il n'est pas la moitié d'un nerveux, je suis donc tenue à une patience que plus d'une mère m'envierait. Je le prends contre moi, je verse du Dacryo-sérum sur une compresse, je la lui applique sur l'oeil en lui disant toujours de ne pas frotter ... mais rien n'y fait. J'ai tenté tout à l'heure de lui mettre une ou deux goutte de collyre mais c'est là quelque chose de presque impossible quand je suis seule : il a tout de même la force et la vivacité d'un petit nerveux de 8 ans !

Quant à ceux qui sont là la plupart du temps pour me faire de beaux discours sur ce que je dois faire, sur la meilleure manière de procéder, etc, etc ... (mari, équipe éducative par exemple ...), évidemment, je n'en vois aujourd'hui aucun : mon époux en tête, ils arriveront après la bataille, quand tout sera fini, un peu gênés tout de même pour les plus honnêtes d'entre eux.

Je suis dans une colère froide, celle que je n'aime pas, celle qui couve longtemps en moi avant d'éclater et de faire des ravages terribles. Lorsque j'exploserai, tant pis pour cette bande de m'as-tu-vu et de jocrisses qui ne savent que parler, parler, parler ... mais qui ignorent le sens du verbe "agir" - et pas seulement en matière d'éducation enfantine.

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