Il faut le lire pour le croire !

Publié le par MDV

Voilà ce que je viens de lire aujourd'hui, sur la situation de certains jeunes à Clichy-sous-Bois :



"On est chez nous et ils viennent nous provoquer ! On est obligés de leur jeter des trucs pour qu'ils ne reviennent pas", lance l'un. "Mon rêve, c'est de mettre un coup de batte dans la tête d'un flic qui attrape un de mes potes", renchérit un autre.

D'une police "de proximité", il ne veulent pas non plus: "dès qu'on appelle les flics pour nous, ils ne viennent pas, ils disent: +entretuez-vous+", assure "Aslano". Plus tard, il ajoute en souriant qu'il y a aussi "du business" (trafic) "dans tous les bâtiments".

Ailleurs, "Pat Soul" (un surnom), 18 ans, déçoit un enfant en annonçant l'annulation d'un loisir clandestin: "Y a trop de policiers pour sortir les bécanes de cross!"

Karim, 21 ans, explique que "tous les soirs, deux camions de CRS sont garés devant la caserne des pompiers. Ils contrôlent et recontrôlent toutes les voitures avec des jeunes", dit le "lycéen", sûr de "ne pas trouver de boulot" même s'il avait son bac "Maintenance des systèmes de mécanismes automatisés".

Quatre collégiens s'amusent à incendier des flocons tombés des arbres. Mustafa, 15 ans, avertit que "si un commissariat est construit, les jeunes vont le cramer tout de suite!".

Du côté de la police, on relève un plus grand sentiment d'"impunité des délinquants" depuis les événements de novembre. "On est monté d'un cran dans la violence physique et verbale, accuse Bruno Bobinet, de l'UNSA-police. Les jeunes veulent se mesurer aux forces de l'ordre pour leur montrer qu'ils sont les plus forts 'chez eux'".

Pour lui, ils voudraient "que ni les pompiers ni les policiers ne mettent plus les pieds dans leur quartier, pour que les trafics puissent prospérer tranquillement".

"Certains jeunes policiers sont terrorisés", raconte-t-il. "Au commissariat d'Utrillo, à Montfermeil, les collègues ont vu leur véhicule brûler, d'autres se sont trouvés face à 50 types cagoulés et armés qui voulaient leur casser la tête. C'est très dur à gérer".

Selon une source policière, un rapport récemment rédigé par des policiers notait dans le secteur "une situation tendue, des provocations verbales incessantes, de nombreux appels passés pour tenter d'attirer des patrouilles dans des guet-apens".

Sur les quatre premiers mois 2006, les vols avec violence à Clichy-Montfermeil ont augmenté de 514% par rapport à la même période de 2005, affirme le maire (UMP) de Montfermeil Xavier Lemoine. Du coup, "les CRS ont renforcé leur présence", dit l'élu, qui avait pris en avril un arrêté très contesté, interdisant aux 15-18 ans de circuler à plus de trois. (Sources Internaute-Actu)


Mais qu'attend-on pour fournir une aide accrue aux forces de l'ordre, qu'il s'agisse de "police de proximité" - laquelle peut aider à tout le moins les moins pourris de ces "jeunes" à se sortir de là - ou de police plus musclée pour s'occuper des irrécupérables ?


Quant à considérer comme "Français" des personnes pourvus de tels instincts bassement tribaux et claniques, franchement, cela me devient de moins en moins possible chaque jour. La misère, le chômage ne justifient en rien la sauvagerie.


"De toutes façons, on n'aura pas de travail : donc, inutile de passer mon Bac" : mais qu'est-ce que c'est que cette philosophie de la vie ? Retraduite, cela donne : "Puisque je ne pourrai pas trouver de travail correct, je commence tout de suite à dealer, à voler, à escroquer et puis à tuer, pourquoi pas ?"


Est-ce que le fait de naître pauvre dans une société tournée vers le profit empêche de réussir si l'on s'en donne vraiment la peine ? Est-ce que le fait de naître pauvre dans une société tournée vers les émissions de télé-réalité ineptes empêche d'emprunter des livres et de chercher à se cultiver ? Est-ce que le fait de naître pauvre vous condamne à la connerie et à la délinquance ?


Comment peut-on naître aussi dénué de sens moral et aussi du sens aigu de sa liberté spirituelle personnelle pour en arriver à de telles élucubrations ? Non, ce ne sont pas les iniquités (réelles) de la société qui enfoncent tant de personnes parmi ces jeunes : ils sont nés perdants. Quand on ne possède aucun respect de soi-même, on n'est que ça toute sa vie : un perdant, un mou, un faible.


R.I.P.


 

Publié dans Indignations.

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