Crise au "Monde Diplomatique" : Alain Gresh écarté.
Alain Gresh, grand ami d'un certain Tariq Ramadan, quitte son poste de rédacteur-en-chef, suivi de son séide, Dominique Vidal. On peut espérer que ce changement sera bénéfique au "Monde Diplomatique" dont les lecteurs commencent, paraît-il, à se lasser de l'idéologie pseudo-islamo-gauchiste défendue par Gresh et sa clique.
"Libération" écrit à ce sujet :
La démission d'Alain Gresh et de Dominique Vidal, qui restent membres de la rédaction comme journalistes de base, va-t-elle conduire à une inflexion de la ligne du Diplo ? Bernard Cassen assure que non. Ce n'est pas l'avis de tout le monde. Car le journal abrite des sensibilités politiques assez différentes, même si elles se recommandent toutes de «la gauche de la gauche». Alain Gresh et Dominique Vidal se situent dans un courant de «gauche internationaliste» qui s'oppose à une mouvance chevènementiste ou «nationale-républicaine», où l'on retrouve, avec des nuances, Bernard Cassen et le nouveau rédacteur en chef, Maurice Lemoine.
Pendant longtemps, ces sensibilités ont cohabité sans trop de heurts au sein du Monde diplomatique, Ignacio Ramonet faisant fonction de juge de paix. Mais au fil du temps, les divergences se sont creusées et ont parfois tourné à l'affrontement ouvert, par exemple sur la question de la laïcité et du voile. Le soutien apporté par Ramonet au régime cubain a également provoqué des tensions. De même, une partie de la rédaction, des lecteurs aussi trouvent que le journal manque de distance par rapport aux Farc, la rébellion colombienne qui retient Ingrid Betancourt en otage.
Cette crise à la tête de la rédaction du Monde diplomatique intervient alors que le mensuel qui a multiplié les éditions à l'étranger et dont les ventes ont progressé verticalement entre 1994 et 2003 perd des lecteurs depuis deux ans. La diffusion payée est passée d'un pic de 240 000 exemplaires en 2003 à 205 000 aujourd'hui.